Il n’y avait que Google qui pouvait avoir une idée pareille, construire une infrastructure 5G – alors que le premier réseau de ce type, ne sera pas opérationnel avant 2018 en Corée – en se servant de drones solaires.

Il s’agit du projet Skybender, qui vise à exploiter les drones de la compagnie Titan Aerospace, que Google vient de racheter, qui pourraient servir de relais pour transporter des ondes millimétriques, à une vitesse (en principe) 40 fois supérieure à celle de la 4G actuelle.

Skybender rejoint ainsi le projet « Loon », du même Google, qui lui consiste à placer des ballons à une vingtaine de kms du sol, toujours dans l’optique d’un réseau à haut débit.

Facebook s’est déjà lancé sur un projet du même type, également basé sur des drones, qui devrait démarrer dans les mois à venir.

Qu’en restera-t-il demain ?

Skybender et Loon font partie de ces projets un peu fous, qui font perdre beaucoup d’argent aux actionnaires de Google et dont personne n’est sûr des retombées industrielles.

Car si l’idée est bonne, les obstacles ne vont pas manquer :

  • la portée insuffisante des ondes millimétriques, qui va obliger Google à déployer un très grand nombre de drones, s’il veut disposer d’une couverture suffisante
  • les problèmes d’alimentation solaire, dont les rendements sont loin d’être satisfaisants
  • les protocoles d’accès à cette infrastructure, qui ne doit pas être propriétaire

Et pourquoi pas les canards…L’idée a peut-être déjà été envisagée, mais si elle ne l’a pas été, nous la suggérons aux architectes de Google, Facebook et des autres : pourquoi ne pas utiliser des canards, des oies et autres volatiles volants, qu’il suffirait de doter d’une électronique d’émission/réception adéquate, pour constituer le réseau de transport tant désiré.

Il faudrait, bien entendu, le configurer de manière à ce que l’infrastructure s’adapte aux changements, un peu comme l’est un réseau militaire, conçu pour fonctionner, même si une partie des relais sont détruits.

Avec les canards, il suffirait qu’il y en ait un minimum en vol à tout moment, pour que le tour soit joué.

Quant à la maintenance, quelques sachets de graines devraient suffire.

Et que les détracteurs qui se dressent déjà contre cette idée, se souviennent que cela a déjà été fait sur des humains, avec des réseaux construits sur les terminaux mobiles des usagers en fonctionnement, qui ont pu aussi servir de relais de communication pour les autres abonnés.

Mais apparemment chez Google, on en reste pour l’instant aux drones.