C’est suffisamment rare pour être souligné. Si vous interrogez Google avec le mot clé Zyptonite, il pensera que vous vous êtes trompé d’orthographe et vous proposera kryptonite, tout en vous fournissant quelques rares occurrences.

En fait, cela n’a rien d’étonnant, car Zyptonite est le nom d’une petite start-up finlandaise, que peu de gens connaissent et dont le seul titre de gloire est d’avoir lancé il y a quelques mois un produit de communication très intéressant, mais quasiment inconnu, qui veut ni plus ni moins que concurrencer Skype…David face à Goliath.

Le choix d’une architecture « peer-to-peer »

En fait ce qui retenu notre attention, c’est que le système Zyptonite est basé sur une architecture « peer-to-peer », alors que Microsoft a abandonné ce type d’architecture de Skype, au profit de serveurs traditionnels.

Sachant que dans le même temps, Google vient de révéler qu’il se servait de ressources peer-to-peer pour son service Hangouts, qui lui permettent d’améliorer la qualité de ses connexions audio et vidéo.

Le principal avantage d’un réseau de communication peer-to-peer est qu’il n’y a pas d’intermédiaires, susceptibles de stocker des données confidentielles et de constituer une faille de sécurité. De plus, Zyptonite a préféré utiliser le protocole de niveau 4 UDP, plutôt que le très contesté TCP, ce qui d’après lui améliore les performances des communications, tout en sachant qu’il peut se perdre quelques paquets de ci de là, sans conséquence toutefois pour la qualité des transmissions. Ce qui s’avère d’autant plus utile, si le réseau de transport ne dispose pas d’une bande passante élevée. C’est l’un des gros intérêts d’UDP.

Faible temps de latence, mise en sommeil d’une liaison en cas de coupure des liaisons, reprise automatique, dès qu’elle revient, ce qui peut arriver avec un « peer-to-peer », qui n’est pas figé par nature,  Zyptonite considère que de ce point de vue, UDP a toute sa place dans le concert des communications modernes. D’autant qu’il a pris soin de monter des clients compatibles WebRTC, l’ensemble des opérations se faisant donc via un browser. Ce qui là encore est un choix « dans le vent ».

Pour l’instant Zyptonite, qui n’est qu’en béta, n’est compatible qu’avec certains OS: Android, Firefox et Chrome, iOS étant cepandant planifié pour dans quelques semaines.

Il apparaît en tout cas, que les réseaux « peer-to-peer » sont en train de revenir en force et qu’il est peut-être temps de se souvenir de leurs avantages et inconvénients. Rien que pour cela, il était utile de rester sur Zyptonite et pas d’aller sur Cryptonite…qui de toute façon n’avait rien à voir.