AT&T, qui a déjà annoncé qu’une bonne partie de son futur réseau (75 %), serait en fait un SDN (Software Defined Network), vient de préciser ses intentions en matière de 5G. Il prévoit de démarrer les tests dits « outside », en vraie grandeur à Austin (Tx), à partir de l’été prochain.

Il est conscient que les standards ne sont pas encore aboutis tels que l’ « « interface air », mais il a déclaré qu’il s’adapterait aux normes lorsqu’elles seront établies.

AT&T, mais aussi Verizon, ont de grosses ambitions dans ce domaine, eu égard à la charge que représente déjà la vidéo, plus de 60 % de celle de son 4G, mais aussi celle prévisible des IoT, pour lesquels il constituera une solution de haut de gamme.

L’opérateur américain travaille actuellement avec Ericsson et Huawei pour se doter des équipements nécessaires et pense être prêt à connecter des sites fixes à la fin de l’année, les mobiles posant des problèmes complémentaires, qui seront résolus plus tard.

La 5G, selon AT&T, offrira des vitesses de transfert 10 à 100 fois supérieure à celle de la 4G, une obligation s’il veut répondre à une demande qui explose.

Quant au SDN, pour lequel AT&T est le premier opérateur à avoir une telle ambition, elle lui permettra d’améliorer fortement son service, grâce à des fonctions virtualisées de monitoring, de répartition de charge et autres utilitaires d’administration, qui seront transférées sur des « commodités », en l’occurrence des serveurs et accessibles de manière centralisée, pour leur management.

Au-delà de l’aventure 5G, il sera donc très intéressant de suivre le comportement de ce SDN à une telle échelle, expérience qui sera riche d’enseignements et que l’on imagine très utile pour les grandes structures, qui opteront pour le même modèle.